Biographie

Issu d’une famille bourgeoise de province (son père était notaire), Claude Mulot n’en voit pas moins le jour à Paris et se passionne très tôt pour le cinéma. Dès le début des années soixante, il travaille avec de grands réalisateurs comme Christian-Jaque ou Claude Chabrol, dont il est un assistant attentif et curieux.   Il réalise en 1966 sa première œuvre cinématographique, un court métrage intitulé Les Autres, en collaboration avec Maurice Cohen. Une expérience derrière la caméra qui le séduit et l’incite à poursuivre dans cette voie, même si l’argent fait défaut. En 1968, alors que le nu intégral fait son apparition en France, notamment par le biais du cinéma scandinave, Claude Mulot réalise Sexyrella, bien faire et les séduire, une comédie érotique très légère dont il a également écrit le scénario.   Sans être un succès du box-office, le film marche bien et permet à Mulot de changer de registre l’année suivante avec un film d’horreur – très dénudé ! – qui restera son film le plus apprécié des amateurs de cinéma bis et l’un de ses plus réussis, La Rose écorchée.   Une œuvre étrange, dans laquelle on note la présence de quelques acteurs d’envergure comme Annie Duperey, Philippe Lemaire ou Howard Vernon et même Elizabeth Teissier et Valérie Boisgel qui deviendra une vedette de la scène érotique française durant les seventies. Dans les années qui suivent, Claude Mulot réalise d’autres comédies sulfureuses comme Je suis une Nymphomane et des films populaires tels C’est jeune et ça sait tout, avec Jean Lefèvre.   Mais Claude Mulot et est un bon vivant qui aime faire la fête et fréquenter les boîtes de nuit huppées, ce qui exige des finances assez solides. En 1975, le cinéma pornographique explose en France et Mulot voit dans cette vague licencieuse un bon moyen de gagner facilement pas mal d’argent.   Il imagine un astucieux scénario et entre en contact avec Francis Leroi, qui œuvre déjà dans le genre depuis quelques années. Avec l’appui financier de la société Alpha France, les deux hommes devenus amis, vont donner naissance entre autres classiques, à l’un des plus grands succès du X français : Le Sexe qui parle. À partir de 1975, Claude Mulot va donc se lancer dans la pornographie sous le pseudonyme de Frédéric Lansac, emprunté au personnage principal de son film La Rose écorchée et déjà utilisé pour Les Charnelles en 1973 et Le Corps a ses raisons en 1974.   Parallèlement à cette activité lucrative, il écrit également des scénarios pour des réalisateurs de X comme Gérard Kikoïne, des plus conventionnels comme Max Pécas (Marche pas sur mes lacets, Embraye Bidasse… ça fume !) et des dialogues comiques, notamment pour Georges Lautner (Ils sont fous ces sorciers).   Lansac va œuvrer dans le cinéma X jusqu’en 1981 avec Les Petites Écolières qui sera son dernier film X.   En 1986, il réalise un film traditionnel intitulé Le Couteau sous la Gorge avec Florence Guérin, mais n’en tirera presque aucun bénéfice : il trouve en effet la mort la même année en se noyant lors de vacances à Saint-Tropez.

Caractéristiques

  • Début dans le X 1975
  • Lieu de NaissanceParis, France
  • Date deNaissance21 août 1942
  • NationalitéFrançaise